Solo: A Star Wars Story.

via Bienvenue dans la Caverne du Cinéma.

4/5 – Très Bien.

« Solo » est un pur divertissement cinématographique qui ne révolutionnera pas la franchise « Star Wars ». Néanmoins, le spectacle est au rendez-vous. Effets Spéciaux qui vous en mettent plein les mirettes, scènes de cascades, poursuites visuellement époustouflantes en vaisseaux spatiaux, personnages charismatiques et vous aurez déjà les contours de ce qui fera de ce blockbuster une relative réussite. Pour tout dire, je m’attendais au pire quant à la prestation d’Alden Ehrenreich dans la peau de notre si cher Han, incarné jusqu’à lors avec une maestria inégalée par l’incomparable Harrison Ford. Heureusement, le jeune acteur s’en sort plus qu’avec les honneurs et réussit même à reprendre le flambeau de manière convaincante. Le panel de personnages secondaires est aussi à la hauteur des attentes que l’on est en droit d’avoir d’une telle production, mention spéciale à mc DJ qui campe un Lando Calrissian tout à fait crédible. Woody Harrelson et Emilia Clarke tiennent également le haut du pavé. Pour ce qui est du film en lui-même, le scénario (bien que simpliste mais là n’est pas l’essentiel) reste cohérent et cerise sur le gâteau, moultes petits détails viennent enrichir l’histoire. A titre d’exemple, l’origine du nom Solo, la rencontre Han/Chewbacca mais aussi la genèse du fameux « Faucon Millénium ». Autant dire que les fans de la première heure de « Star Wars » seront comblés.
Au final, « Solo » remplit parfaitement son cahier des charges et ce n’était pas gagné d’avance.

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Shutter Island.

via Bienvenue dans la Caverne du Cinéma.

5/5 – Chef d’œuvre.

« Shutter Island » est plus qu’un chef d’œuvre, c’est une œuvre d’art à part entière. Tel un chef d’orchestre maitrisant sa symphonie de main de maître, Martin Scorsese nous entraîne dans les méandres de l’esprit tourmenté et malade de Teddy/Andrew avec une virtuosité époustouflante. Leonardo DiCaprio y incarne ce personnage torturé avec un brio magistral. Le plus incroyable étant qu’on ne se rend compte de la folie du personnage principal qu’assez tardivement, le réalisateur arrivant à nous emmener sur des chemins de traverse qui nous font longtemps croire au bien-fondé de la pensée, du ressenti et de la quête de Teddy. Le dénouement de l’histoire n’en est que doublement renforcée et le twist final majestueux avec cette phrase lourde de sens: « Qu’est-ce qu’il y a de pire pour vous ? Vaut-il mieux vivre en monstre ou mourir en homme bien ? », laissant la porte ouverte à différentes interprétations. Je reste volontairement abstrait sur le contenu de l’histoire pour ceux qui n’ont pas eu encore la chance de se plonger dans ce long-métrage passionnant. Tout ce que je pourrais ajouter, est que sont rares les films traitant de la folie, de la schizophrénie, du refoulement, avec tant de finesse et de subtilité.
Pour ce qui est du cadre, l’action prend place au sein d’un asile psychiatrique des années 50, parfaitement restitué. Celui-ci se trouvant sur une île perdue au milieu de nulle part accentuant le fait qu’il n’y ait aucune échappatoire. En plus de Leonardo DiCaprio, vient s’ajouter un casting 4 étoiles composé notamment de Ben Kingsley (La Liste de Schindler) et Max von Sydow (Dune, L’Exorciste) dont les compositions respectives sont impeccables. « Shutter Island » est une pure réussite et n’attendez pas 8 ans comme moi pour vous jeter dessus !

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En eaux troubles.

via Bienvenue dans la Caverne du Cinéma.

0,5/5 – Nul.

Après que Jason Statham ait castagné tout ce qui pouvait se faire dans le genre humain, il fallait bien lui trouver un adversaire à sa mesure. Le yéti? non pas assez robuste encore pour notre super-héros des temps modernes… Et que diriez-vous d’envoyer ce brave Jason à la plage (au passage je le confonds parfois avec Jason Voorhees de Vendredi 13 tellement il paraît inhumain ce gars là) pour combattre rien d’autre qu’un Mégalodon, requin préhistorique disparu depuis grosso modo 2 millions d’années et mesurant plus de 20 mètres pour 60 tonnes ! Rien que ça…
Bon déjà au-delà du pitch ridicule, le film est bourré de tous les clichés imaginables. Le rigolo peureux, l’ex-femme, la probable futur femme de Jason à laquelle il n’aura de cesse de faire les yeux doux tout en lui sauvant la vie évidemment, le milliardaire salopard et j’en passe.
Pour ce qui est des scènes d’actions, les personnages secondaires remplissent parfaitement leurs rôles, à savoir servir de chair à pâté pour le méchant requin. Le pompon revient encore à ce bon vieux Statham qui trouve le moyen d’une part de ne jamais se faire égratigner par la bestiole et d’autre part d’arriver à la combattre à mains nues. C’en est trop pour moi, on a vraiment touché le fond, pas des Océans mais de la nullité cinématographique. « En eaux troubles » est un navet pur et simple.

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Au revoir là-haut.

via Bienvenue dans la Caverne du Cinéma.

5/5 – Chef d’œuvre.

N’ayant pas lu le best-seller de Pierre Lemaitre, ma note aurait pu être tout autre comme il arrive souvent dans ces cas précis où l’œuvre portée à l’écran n’arrive que très rarement à transcender le roman original. Je ne le saurai jamais mais peut importe, « Au revoir là-haut » m’a transporté dans un tourbillon d’émotions, de couleurs, de féerie et même d’effroi rarement égalé. L’action prend place tout juste au lendemain de l’armistice du 11 Novembre 1918, scellant la fin des hostilités entre la France et l’Allemagne. Il n’en reste pas moins qu’à travers le prisme de nos deux héros, on ressent les tourments, le désarroi et le sentiment d’abandon qu’on pût éprouver beaucoup de « poilus » et notamment « Les Gueules Cassées » dont Édouard, l’un des protagonistes principaux en est la victime, au terme de cette tragédie mondiale. Ces laissés pour compte de la France des « Années Folles » auront de terribles difficultés à retrouver une vie normale si cela est encore possible, après les 4 ans qu’ils ont eu à passer dans l’enfer des tranchées. Pour ce qui est du long-métrage en lui-même, les personnages sont particulièrement succulents, avec une étude de caractère bien loin d’être laissée de coté. J’ai trouvé Laurent Laffite extrêmement convaincant dans la peau de cet officier brutal reconverti en homme d’affaires cynique n’ayant aucun scrupule pour amasser un joli pactole au détriment de la détresse humaine engendrée par ce terrible conflit. Albert Dupontel quant à lui fait preuve d’une sobrièté, d’une pudeur, d’une retenue que je ne lui connaissais pas du fait des autres rôles dans lesquels il m’avait été donné de le voir (La Proie, Bernie, 9 mois ferme). Il a un coté presque candide qui n’en est que plus émouvant. Le véritable cerveau de l’histoire étant son comparse Édouard, notamment à l’origine de cette arnaque aux monuments aux morts, pari sacrément culotté et crime de lèse-majesté en ces temps troublés. La réalisation est somptueuse, les décors sont magnifiques, l’attention portée au détail (costumes et autres objets d’époque) est stupéfiante. En outre, il est aussi question de la dénonciation d’un capitalisme sauvage qui nivèle déjà les individus vers le bas. L’Amour, la réconciliation, la rédemption (Rédemption dans un sens tragique du terme) sont par ailleurs des vecteurs forts de ce long-métrage. « Au revoir là-haut » est un chef d’œuvre bouillonnant, empreint d’une fureur de vivre, d’une poésie mais aussi d’une mélancolie malheureusement trop rare au cinéma. Bravo Monsieur Dupontel.

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Instinct de Survie.

via Bienvenue dans la Caverne du Cinéma.

4/5 – Très Bien.

Bon, commençons tout de suite par mettre les choses au clair.
Oui, le Requin « Mangeur d’hommes » est un mythe.
Oui, le mal que lui fait l’espèce humaine à l’échelle mondiale est atroce et les massacres de ce magnifique géant des mers (la plupart du temps inoffensif) sont abominables.
Partant de là, nous savons que ce que nous propose « Instinct de Survie » relève plus de la Fiction voire de la Science-Fiction. Se basant sur cet état de fait, ce film tient grandement ses promesses.
Une actrice (Blake Lively) magnifique qui porte sur ses solides épaules la quasi totalité de l’intrigue.
Elle arrive à nous faire passer tout un panel d’émotions dans une sorte de one-woman-show survitaminée auquel je ne m’attendais pas. On vit, on vibre, on respire, on s’angoisse, on se met à espérer tout autant que son personnage pour lequel on ressent une profonde empathie.
Pour moi, une des grandes forces du film réside dans le fait que l’on est en rien submergé par la présence du Requin à grand coups d’effets spéciaux ridicules. Bien sur, il apparaît un certain nombre de fois mais très peu comparativement à la longueur du film (Environ 1H30mn).
Sa présence est plus suggérée qu’affichée en dehors des dix dernières minutes (dénouement oblige) et sa réalisation dans ces moments là est plutôt bien fichue.
En bref, un divertissement de qualité qui demande à faire abstraction de nos convictions écolos durant sa projection pour savourer pleinement le spectacle.

 

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The Belko Experiment.

via Bienvenue dans la Caverne du Cinéma.

0,5/5 – Nul.

Sous couvert de nous proposer une étude psycho-comportementale de l’être humain, le réalisateur de ce désastre cinématographique nous gratifie d’un film ennuyeux, prévisible et pédant. Le film se résume à un choix: « Tuer ou être Tué » selon les décisions que les personnages de ce navet décident de prendre. Tout cela s’articule autour d’une expérience menée par on ne sait qui. Des forces extraterrestres peut-être (non je plaisante), en tous les cas une sorte de puissance para-gouvernementale qui utiliserait les hommes et femmes de l’entreprise Belko comme rats de laboratoire. Un espèce de complot à l’échelle planétaire dont nous et nos semblables serions les victimes. Grotesque… En outre, dès le départ, avant même que ne commence ce « jeu » macabre, on a déjà compris qui sont les méchants et les gentils. Pas besoin de sortir de science-po ou de nous pondre une daube pareille pour comprendre ça. Le film est plutôt violent, il fallait bien cela pour compenser le manque d’imagination et même ces séquences d’actions se sont révélées bien barbantes à mon goût. Un film à éviter. Et au fait, « à la fin il ne peut en rester qu’un » dixit Highlander. Voyez le film et dès les premières minutes vous devinerez qui c’est…

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Le Tout Nouveau Testament.

via Bienvenue dans la Caverne du Cinéma.

4,5/5 – Excellent.

Si vous vous attendez à vous payer une bonne tranche de rire, passez votre chemin, ce film n’est en rien une comédie burlesque. Contrairement à beaucoup d’avis négatifs que j’ai pu lire, j’ai beaucoup apprécié cette fable légère, poétique, humaniste et dont la réflexion sur la condition de l’être humain face à la conscience de sa propre mort est intéressante. Alors c’est vrai Poelvoorde fait du Poelvoorde, toujours un peu dans l’excès, ce qui peut en agacer certains. Mais peu importe, j’ai trouvé le jeu des acteurs particulièrement bon, mention spéciale à la jeune Ea et au diable les grincheux…

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Les Dents, pipi et au lit !.

via Bienvenue dans la Caverne du Cinéma.

0,5/5 – Nul.

Les Dents, pipi et au lit, c’est exactement ce que j’ai fait après avoir visionné ce navet. Louise Bourgoin est aussi expressive qu’un poisson rouge et Arnaud Ducret en fait des tonnes en quadragénaire attardé.
Sans parler des cris inhumains des 2 gosses tout au long du film qui sont dangereux pour la santé auditive du spectateur. Une bonne grosse daube, à fuir !

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Morse.

via Bienvenue dans la Caverne du Cinéma.

4,5/5 – Excellent.

Encore une histoire de vampires me direz-vous?
Et bien non pas du tout, on est loin des standards hollywoodiens à grand coup d’effets spéciaux en veux-tu en voilà jusqu’à l’écœurement pour rassasier le spectateur de sa soif de sang.
Morse, plus qu’un film d’épouvante, est une œuvre empreinte d’une douce et cruelle paradoxale mélancolie qui vous transportera au tréfonds de l’âme humaine dans le destin croisé de deux adolescents dont la place n’est pas ou plus dans ce Stockholm déshumanisé, baignant dans une atmosphère désespérante sans limite. Ici, le monstre n’est pas celui que l’on peut croire mais plutôt cette ville morte et sa population désabusée qui n’offrent plus une once d’espoir.
La rédemption, l’Amour avec un grand A, se vit dans la relation de ces deux êtres qui n’ont d’autres choix que de se soutenir mutuellement pour survivre au fardeau que la vie leur a imposé.
Ce long-métrage est d’une pudeur infinie qui malgré quelques scènes difficiles ne pourra vous laisser insensible.

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Paranoïa.

via Bienvenue dans la Caverne du Cinéma..

4/5 – Très Bien.

Paranoïa est un film qui m’a laissé un goût mitigé. Une œuvre à la fois maitrisée mais qui n’en reste pas moins inaboutie sur le plan scénaristique. Dans le synopsis est annoncé que Sawyer Valentini : « se demande si sa peur est fondée ou le fruit de son imagination ». Malheureusement, ce postulat de départ vole en éclat très rapidement et ce qui aurait pu être un thriller psychologique frôlant le Chef-d’œuvre, se révèle juste un bon petit film à suspens qui n’en est pas moins réussi. L’ambiance froide et clinique de cette asile psychiatrique est relativement anxiogène et l’on a de cesse de se demander comment l’héroïne pourra se sortir de cet enfer.
Dommage que le scénario ne soit pas plus poussé ce qui aurait rendu Paranoïa bien plus effrayant.

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