Would You Rather.

via Bienvenue dans la Caverne du Cinéma.

4/5 – Très Bien.

Un très bon thriller horrifique auquel je ne m’attendais pas du tout, surtout du fait du peu de médiatisation dont il a fait l’objet. Le pitch est assez simple: Un groupe de huit personnes, triées sur le volet par un milliardaire autant pervers que sadique, accepte de participer à un dîner au cours duquel est organisé un jeu dont ils ne connaissent pas la teneur et qui verra le vainqueur repartir avec le jackpot. Là où l’affaire se corse, c’est que les différents protagonistes seront soumis à faire des choix cornéliens tout au long du repas qui auront des répercussions dramatiques sur eux-mêmes et les autres convives. Le jeu des acteurs est globalement bon, mention spéciale à Brittany Snow que je ne connaissais pas.
La tension et le suspens sont à leur comble tout au long du film, on ne s’ennuie pas une seconde. Les scènes « choc » ne faisant qu’accentuer l’effroi et la compassion que l’on éprouve pour les victimes a priori consentantes de ce spectacle macabre. Bien évidemment ce long-métrage soulève moultes questions sur les notions de choix, de libre arbitre, et même de sacrifice à l’égard de ses semblables. En bref, une vraie réussite qui mérite le détour.

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Bornless Ones.

via Bienvenue dans la Caverne du Cinéma.

2/5 – Pas Terrible.

Un pseudo remake D’Evil Dead, le panache en moins. On ne s’approprie pas le talent Sam Raimi d’un coup de baguette magique. Le cadre est toujours le même celui d’une maison perdue au fond des bois, au sein de laquelle les différents personnages vont être confrontés à des démons qui prennent possession de leurs corps. Rien de bien novateur, hormis le fait que ces entités surnaturelles jouent sur le point faible des protagonistes, à savoir qu’ils doivent être blessés pour qu’en échange d’une guérison, ils acceptent de se laisser posséder. Bien que la mise en scène et les effets spéciaux ne soient pas mauvais, le film malgré sa courte durée (1h20mn) traîne en longueur et ne présente aucun suspens.
En résumé, encore une production horrifique plutôt bâclée et ennuyeuse…

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Alien Covenant.

via Bienvenue dans la Caverne du Cinéma.

4/5 – Très Bien.

Etant un néophyte concernant la Franchise « Alien », je ne suis sans doute pas le plus expérimenté sur la question. D’autant plus que je n’ai pas vu le précédent long-métrage « Prometheus » apparemment directement lié à celui-ci. Néanmoins, au delà des considérations métaphysiques et existentielles que soulève le film (la peur du néant, le rôle et la place qu’occupe la race humaine dans l’univers avec la crainte viscérale de son extinction), Alien Covenant sur le plan purement cinématographique est une assez belle réussite. Les décors que cela soit dans l’espace ou au sein du sanctuaire dans lequel se sont réfugiés les rescapés sont splendides. L’ambiance pesante et angoissante est également très bien rendue à l’écran par un jeu d’ombres et de lumière soigné et que dire des scènes d’action où les créatures ne font pas dans la dentelle avec une débauche d’hémoglobine qui fera rougir de plaisir les plus friands spectateurs de séquences gore. Par ailleurs, le jeu d’acteur de Michael Fassbender qui incarne les 2 humanoïdes est particulièrement convaincant. Malgré quelques longueurs peut-être nécessaire à une meilleure compréhension de l’histoire, on découvre enfin l’origine de ces mystérieux Aliens. En résumé, une belle surprise pour moi, avec une fin qui laisse la porte ouverte à de nouveaux épisodes que je suivrais sans doute avec intérêt. Du haut de ces 80 ans, Monsieur Ridley Scott a encore de belles aventures à nous faire partager.

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The Jane Doe Identity.

via Bienvenue dans la Caverne du Cinéma.

4,5/5 – Excellent.

The Jane Doe Identity est dans son style totalement déroutant, loin des clichés pour adolescents prépubères en mal de sensations fortes. Doté d’une mise en scène particulièrement soignée ce film vous tiendra en haleine du début à la fin.
 Sans dévoiler le contenu de la première partie, l’autopsie de Jane Doe (c’est le nom donné par les américains pour les personnes de sexe féminin non identifiées) est assez éprouvante, il vaut mieux avoir le cœur bien accroché.
Pour le reste, l’évolution vers les phénomènes paranormaux qui découlent de celle-ci est vraiment très bien amenée et l’atmosphère oppressante du film conjuguée à un suspens tonitruant sont totalement réussis. Cette relecture du mythe des « Sorcières de Salem » n’est pas aussi anodin que cela et le dénouement ainsi que le twist final devraient en faire réfléchir plus d’uns (dont moi) sur la portée des préjugés et des jugements hâtifs. Que ce soit pour le message qu’il véhicule ou perçu comme simple divertissement horrifique, ce long métrage est une jolie perle du cinéma d’horreur qui redonne un peu de souffle au genre. Bravo.

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Les Tuches 3

via Bienvenue dans la Caverne du Cinéma.

0,5/5 – Nul.

Comment réaliser, jouer et produire une telle aberration cinématographique… Le postulat de départ est complètement ridicule: Jeff Tuche président de la république… Que l’on prenne cette daube au premier degré ou au second (si il y en a un), ça ne fait pas rire et encore moins sourire. Aucune réplique ne fait mouche, les situations burlesques sont grotesques, un exemple: La scène du grille-pain pendant le conseil des ministres. C’est une atteinte à l’intelligence humaine de proposer une telle production, et encore plus de demander à payer pour la voir. Le cinéma Français peut tomber bien bas et avec « Les Tuches », je crois que l’on a touché le fond.

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DeadPool 2

via Bienvenue dans la Caverne du Cinéma.

4/5 – Très bien

Bien que n’étant pas fan de super-héros, Deadpool a toujours fait dans mon coeur office d’exception. Dans ce nouvel opus, on retrouve avec plaisir Ryan Renolds, plus explosif que jamais dans tous les sens du terme accompagné d’une ribambelle de personnages plus ou moins attachants selon les goûts. Avec son humour déjanté, ses scènes d’actions à couper le souffle, auxquels on ajoute une pincée de romantisme et d’hymne à l’amitié, on obtient au final un excellent divertissement qui n’a rien à envier à son prédécesseur. Une vraie réussite. Bravo.

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FUNNY GAMES U.S.

via Bienvenue dans la Caverne du Cinéma.

4,5/5 – Excellent.

Violent, sadique, subversif, provocateur, dérangeant, choquant, brillant, unique, controversé, intelligent, voilà autant de mots que je jette sur le papier pour décrire le flot de réactions que m’a déclenché Funny Games U.S. Il faut dire que Michael Haneke n’y est pas allé de main morte avec ce film. Bien que ce long métrage se déroule dans un cadre réel, ici point d’effets spéciaux à l’horizon, on pourrait y voir une sorte de métaphore sur la longue descente aux enfers d’un couple ordinaire aux prises avec deux véritables anges de la mort que sont Paul (Michae Pitt) et Peter (Brady Corbet). Georges, Anna (incarnée par la fabuleuse Naomi Watts) et leur fils Georgie vont subir une véritable torture physique et psychologique de la part de ces 2 adolescents désaxés. Sans que l’on sache d’où ils viennent et quelles sont leurs motivations, ces derniers vont s’acharner sur cette pauvre famille avec une violence inouï. Vêtus de blanc, couleur de la pureté, ce détail qui n’en est pas un, ne fait que renforcer l’incompréhension totale dont nous sommes les spectateurs, devant tant de perversité et de sadisme dont sont capables ces deux sombres individus. La noirceur de l’âme contrastant complètement avec la luminosité de leurs vêtements. Quant à Naomi Watts et Tim Roth, ils portent tellement bien leur rôle de victimes expiatoires que le choc n’en est que plus brutal. Ici, point de morale ou de message à comprendre, je dirai que Michael Haneke a jeté à l’écran tel un peintre le ferait sur sa toile, toute l’énergie destructrice qui l’animait . Ou alors est ce une sorte de thérapie de choc, soigner le mal par le mal, la violence par la violence… La mise en scène est superbe, les plans les plus durs étant filmés hors-champ ce qui n’enlève rien à l’intensité dramatique, bien au contraire, le jeu d’acteurs et les dialogues sont tout simplement fabuleux. Ce film est un véritable OVNI qui, pour sûr, en divisera plus d’un sur le bien fondé de sa portée cinématographique.

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