Sans Un Bruit.

via Bienvenue dans la Caverne du Cinéma.

0,5 – Nul.

Ceux qui qualifient cette daube de film d’horreur n’ont pas dû en voir beaucoup dans leur vie. Au menu: Aucun frisson, des créatures grotesques (un espèce de mix entre Alien et Predator) et un film d’une platitude sans nom.
La première partie de l’histoire qui est consacrée à nous faire découvrir comment survie cette famille rescapée dans un monde post-apocalyptique est d’une longueur insoutenable, la seconde partie où enfin il commence à se passer quelque chose ne tient pas du tout ses promesses. Pas effrayant pour un sou, ce long-métrage est en outre bourré d’incohérences et complètement prévisible. Et que dire du plan final vraiment affligeant…
Allez voir « Conjuring: Les Dossiers Warren » ou encore le mythique « Exorciste » si ce n’est pas déjà fait et là vous aurez une idée de ce qu’est un vrai film du genre.

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Paul, Apôtre du Christ.

via Bienvenue dans la Caverne du Cinéma.

4,5/5 – Excellent.

Que l’on soit chrétien ou non, Saul de Tarse reste une figure emblématique de l’histoire de l’Humanité. La reconstitution de la Rome antique durant laquelle nous sont narrés les derniers instants de la vie de Paul est tout simplement splendide. Bien loin d’être un théologien en puissance, ce film m’a permis de découvrir les grandes lignes de l’existence de cet homme hors du commun. A titre d’exemple, je ne savais aucunement qu’avant de devenir une des figures majeures du Christianisme, Paul avait longtemps été un persécuteur de chrétiens jusqu’à la révélation de sa foi sur la route de Damas.
Pour ce qui est du long-métrage en lui-même, les moments d’émotion sont nombreux et cela sans tomber dans une forme de mièvrerie qui aurait été plutôt dommageable au récit. Les dialogues sont incisifs, notamment ceux qu’il entretient avec Luc (Lui aussi Apôtre du Christ). La complexité de la relation qu’il nourrit avec Mauricius, le préfet romain qui le détient dans les geôles de sa prison est également très intéressante. Un film émouvant et captivant qui m’a touché au cœur.

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Les 7 Mercenaires.

via Bienvenue dans la Caverne du Cinéma.

3/5 – Pas Mal.

Ayant gardé un souvenir lointain de la version originale de 1960 de John Sturges, c’est avec un œil neuf que je me suis tourné sur cette récente relecture cinématographique des 7 mercenaires. En m’appuyant dans un premier temps sur les aspects positifs du film, force est de constater que le réalisateur (Antoine Fuqua) a frappé fort pour ce qui est de la reconstitution du Far-West de l’époque. Les paysages sont somptueux, la petite ville de Rose Creek où se déroule le cœur de l’action est portée à l’écran de façon tout à fait convaincante, autant dire que sur le plan de l’esthétisme le pari est à mon sens totalement réussi. En ce qui concerne les personnages principaux, Denzel Washington tire haut la main son épingle du jeu, en chef de meute de ces 7 justiciers, où son charisme légendaire donne un relief particulier à ce long-métrage. Pour ce qui est du reste, hormis la scène d’introduction avec le méchant de l’histoire, l’impitoyable homme d’affaires prénommé Bartholomew Bogue, j’ai trouvé que les séquences d’actions trainaient en longueur (interminables fusillades au sein de la petite bourgade), ajouté à cela quelques incohérences scénaristiques, les 7 mercenaires accompagnés d’une poignée de villageois inexpérimentés faisant face à une armée de plus de 200 hommes ! Par ailleurs, l’étude de caractère des personnages aurait pu être plus poussée. Je suis resté sur ma faim quant au pourquoi du choix de chacun d’eux. En résumé, un western honorable, qui malgré ses défauts vous fera passer un agréable moment mais qui ne restera pas dans les annales du cinéma non plus.

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Mister Babadook.

via Bienvenue dans la Caverne du Cinéma.

4/5 – Très Bien.

Présenté comme un film d’horreur, Mister Babadook, n’en n’est en fait pas un. Il relève plus du thriller psychologique traité sur fond de huis-clos, mettant en scène la relation pathologique qu’entretienne une mère et son fils depuis la mort du père de famille, décédé des suites d’un accident de voiture alors qu’il emmenait sa femme à l’hôpital pour son accouchement. Bien que le film commence lentement, il s’en dégage progressivement une ambiance anxiogène qui va crescendo au fur et à mesure que l’histoire avance. Ce fameux Mister Babadook dont on ne sait si il existe vraiment ou si il est simplement le symbole des sentiments refoulés des deux protagonistes principaux, reste jusqu’à la fin un mystère. On comprend petit à petit que le jeune Samuel, incarné par un épatant Noah Wiseman, est victime d’un syndrome de culpabilisation aigüe suite à la mort de son père et dont le comportement de la mère qui sombre dans un état psychotique effrayant ne fait qu’accentuer le mal-être profond. En ce qui la concerne, l’interprétation de son personnage aux multiples facettes, allant de la bienveillance la plus complète jusqu’à des crises de délires schizophréniques saisissantes est une réussite. Elle porte en elle un amour inconditionnel pour son fils et dans le même temps elle lui reproche plus ou moins consciemment d’être à l’origine de la perte de son mari. De tout cela découle un long-métrage dont la frontière entre l’étude de la folie et le paranormal est très difficile à déterminer.
A la fois, angoissant, terrifiant, touchant et déstabilisant, Mister Babadook détonne par son originalité et la réalisatrice, Jennifer Kent, aura sans doute l’occasion de refaire parler d’elle.

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