Au revoir là-haut.

via Bienvenue dans la Caverne du Cinéma.

5/5 – Chef d’œuvre.

N’ayant pas lu le best-seller de Pierre Lemaitre, ma note aurait pu être tout autre comme il arrive souvent dans ces cas précis où l’œuvre portée à l’écran n’arrive que très rarement à transcender le roman original. Je ne le saurai jamais mais peut importe, « Au revoir là-haut » m’a transporté dans un tourbillon d’émotions, de couleurs, de féerie et même d’effroi rarement égalé. L’action prend place tout juste au lendemain de l’armistice du 11 Novembre 1918, scellant la fin des hostilités entre la France et l’Allemagne. Il n’en reste pas moins qu’à travers le prisme de nos deux héros, on ressent les tourments, le désarroi et le sentiment d’abandon qu’on pût éprouver beaucoup de « poilus » et notamment « Les Gueules Cassées » dont Édouard, l’un des protagonistes principaux en est la victime, au terme de cette tragédie mondiale. Ces laissés pour compte de la France des « Années Folles » auront de terribles difficultés à retrouver une vie normale si cela est encore possible, après les 4 ans qu’ils ont eu à passer dans l’enfer des tranchées. Pour ce qui est du long-métrage en lui-même, les personnages sont particulièrement succulents, avec une étude de caractère bien loin d’être laissée de coté. J’ai trouvé Laurent Laffite extrêmement convaincant dans la peau de cet officier brutal reconverti en homme d’affaires cynique n’ayant aucun scrupule pour amasser un joli pactole au détriment de la détresse humaine engendrée par ce terrible conflit. Albert Dupontel quant à lui fait preuve d’une sobrièté, d’une pudeur, d’une retenue que je ne lui connaissais pas du fait des autres rôles dans lesquels il m’avait été donné de le voir (La Proie, Bernie, 9 mois ferme). Il a un coté presque candide qui n’en est que plus émouvant. Le véritable cerveau de l’histoire étant son comparse Édouard, notamment à l’origine de cette arnaque aux monuments aux morts, pari sacrément culotté et crime de lèse-majesté en ces temps troublés. La réalisation est somptueuse, les décors sont magnifiques, l’attention portée au détail (costumes et autres objets d’époque) est stupéfiante. En outre, il est aussi question de la dénonciation d’un capitalisme sauvage qui nivèle déjà les individus vers le bas. L’Amour, la réconciliation, la rédemption (Rédemption dans un sens tragique du terme) sont par ailleurs des vecteurs forts de ce long-métrage. « Au revoir là-haut » est un chef d’œuvre bouillonnant, empreint d’une fureur de vivre, d’une poésie mais aussi d’une mélancolie malheureusement trop rare au cinéma. Bravo Monsieur Dupontel.

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Instinct de Survie.

via Bienvenue dans la Caverne du Cinéma.

4/5 – Très Bien.

Bon, commençons tout de suite par mettre les choses au clair.
Oui, le Requin « Mangeur d’hommes » est un mythe.
Oui, le mal que lui fait l’espèce humaine à l’échelle mondiale est atroce et les massacres de ce magnifique géant des mers (la plupart du temps inoffensif) sont abominables.
Partant de là, nous savons que ce que nous propose « Instinct de Survie » relève plus de la Fiction voire de la Science-Fiction. Se basant sur cet état de fait, ce film tient grandement ses promesses.
Une actrice (Blake Lively) magnifique qui porte sur ses solides épaules la quasi totalité de l’intrigue.
Elle arrive à nous faire passer tout un panel d’émotions dans une sorte de one-woman-show survitaminée auquel je ne m’attendais pas. On vit, on vibre, on respire, on s’angoisse, on se met à espérer tout autant que son personnage pour lequel on ressent une profonde empathie.
Pour moi, une des grandes forces du film réside dans le fait que l’on est en rien submergé par la présence du Requin à grand coups d’effets spéciaux ridicules. Bien sur, il apparaît un certain nombre de fois mais très peu comparativement à la longueur du film (Environ 1H30mn).
Sa présence est plus suggérée qu’affichée en dehors des dix dernières minutes (dénouement oblige) et sa réalisation dans ces moments là est plutôt bien fichue.
En bref, un divertissement de qualité qui demande à faire abstraction de nos convictions écolos durant sa projection pour savourer pleinement le spectacle.

 

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The Belko Experiment.

via Bienvenue dans la Caverne du Cinéma.

0,5/5 – Nul.

Sous couvert de nous proposer une étude psycho-comportementale de l’être humain, le réalisateur de ce désastre cinématographique nous gratifie d’un film ennuyeux, prévisible et pédant. Le film se résume à un choix: « Tuer ou être Tué » selon les décisions que les personnages de ce navet décident de prendre. Tout cela s’articule autour d’une expérience menée par on ne sait qui. Des forces extraterrestres peut-être (non je plaisante), en tous les cas une sorte de puissance para-gouvernementale qui utiliserait les hommes et femmes de l’entreprise Belko comme rats de laboratoire. Un espèce de complot à l’échelle planétaire dont nous et nos semblables serions les victimes. Grotesque… En outre, dès le départ, avant même que ne commence ce « jeu » macabre, on a déjà compris qui sont les méchants et les gentils. Pas besoin de sortir de science-po ou de nous pondre une daube pareille pour comprendre ça. Le film est plutôt violent, il fallait bien cela pour compenser le manque d’imagination et même ces séquences d’actions se sont révélées bien barbantes à mon goût. Un film à éviter. Et au fait, « à la fin il ne peut en rester qu’un » dixit Highlander. Voyez le film et dès les premières minutes vous devinerez qui c’est…

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