Shutter Island.

via Bienvenue dans la Caverne du Cinéma.

5/5 – Chef d’œuvre.

« Shutter Island » est plus qu’un chef d’œuvre, c’est une œuvre d’art à part entière. Tel un chef d’orchestre maitrisant sa symphonie de main de maître, Martin Scorsese nous entraîne dans les méandres de l’esprit tourmenté et malade de Teddy/Andrew avec une virtuosité époustouflante. Leonardo DiCaprio y incarne ce personnage torturé avec un brio magistral. Le plus incroyable étant qu’on ne se rend compte de la folie du personnage principal qu’assez tardivement, le réalisateur arrivant à nous emmener sur des chemins de traverse qui nous font longtemps croire au bien-fondé de la pensée, du ressenti et de la quête de Teddy. Le dénouement de l’histoire n’en est que doublement renforcée et le twist final majestueux avec cette phrase lourde de sens: « Qu’est-ce qu’il y a de pire pour vous ? Vaut-il mieux vivre en monstre ou mourir en homme bien ? », laissant la porte ouverte à différentes interprétations. Je reste volontairement abstrait sur le contenu de l’histoire pour ceux qui n’ont pas eu encore la chance de se plonger dans ce long-métrage passionnant. Tout ce que je pourrais ajouter, est que sont rares les films traitant de la folie, de la schizophrénie, du refoulement, avec tant de finesse et de subtilité.
Pour ce qui est du cadre, l’action prend place au sein d’un asile psychiatrique des années 50, parfaitement restitué. Celui-ci se trouvant sur une île perdue au milieu de nulle part accentuant le fait qu’il n’y ait aucune échappatoire. En plus de Leonardo DiCaprio, vient s’ajouter un casting 4 étoiles composé notamment de Ben Kingsley (La Liste de Schindler) et Max von Sydow (Dune, L’Exorciste) dont les compositions respectives sont impeccables. « Shutter Island » est une pure réussite et n’attendez pas 8 ans comme moi pour vous jeter dessus !

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Au revoir là-haut.

via Bienvenue dans la Caverne du Cinéma.

5/5 – Chef d’œuvre.

N’ayant pas lu le best-seller de Pierre Lemaitre, ma note aurait pu être tout autre comme il arrive souvent dans ces cas précis où l’œuvre portée à l’écran n’arrive que très rarement à transcender le roman original. Je ne le saurai jamais mais peut importe, « Au revoir là-haut » m’a transporté dans un tourbillon d’émotions, de couleurs, de féerie et même d’effroi rarement égalé. L’action prend place tout juste au lendemain de l’armistice du 11 Novembre 1918, scellant la fin des hostilités entre la France et l’Allemagne. Il n’en reste pas moins qu’à travers le prisme de nos deux héros, on ressent les tourments, le désarroi et le sentiment d’abandon qu’on pût éprouver beaucoup de « poilus » et notamment « Les Gueules Cassées » dont Édouard, l’un des protagonistes principaux en est la victime, au terme de cette tragédie mondiale. Ces laissés pour compte de la France des « Années Folles » auront de terribles difficultés à retrouver une vie normale si cela est encore possible, après les 4 ans qu’ils ont eu à passer dans l’enfer des tranchées. Pour ce qui est du long-métrage en lui-même, les personnages sont particulièrement succulents, avec une étude de caractère bien loin d’être laissée de coté. J’ai trouvé Laurent Laffite extrêmement convaincant dans la peau de cet officier brutal reconverti en homme d’affaires cynique n’ayant aucun scrupule pour amasser un joli pactole au détriment de la détresse humaine engendrée par ce terrible conflit. Albert Dupontel quant à lui fait preuve d’une sobrièté, d’une pudeur, d’une retenue que je ne lui connaissais pas du fait des autres rôles dans lesquels il m’avait été donné de le voir (La Proie, Bernie, 9 mois ferme). Il a un coté presque candide qui n’en est que plus émouvant. Le véritable cerveau de l’histoire étant son comparse Édouard, notamment à l’origine de cette arnaque aux monuments aux morts, pari sacrément culotté et crime de lèse-majesté en ces temps troublés. La réalisation est somptueuse, les décors sont magnifiques, l’attention portée au détail (costumes et autres objets d’époque) est stupéfiante. En outre, il est aussi question de la dénonciation d’un capitalisme sauvage qui nivèle déjà les individus vers le bas. L’Amour, la réconciliation, la rédemption (Rédemption dans un sens tragique du terme) sont par ailleurs des vecteurs forts de ce long-métrage. « Au revoir là-haut » est un chef d’œuvre bouillonnant, empreint d’une fureur de vivre, d’une poésie mais aussi d’une mélancolie malheureusement trop rare au cinéma. Bravo Monsieur Dupontel.

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Usual Suspects

via Bienvenue dans la Caverne du Cinéma.

5/5 – Chef d’œuvre.
Génial, Grandiose, Fabuleux, les qualificatifs me manquent pour exprimer mon ressenti sur ce film culte. Malgré ses 23 ans d’âge, « Usual Suspects » restera comme l’un des plus grand long métrage du genre. Au delà d’une intrigue déjà passionnante, d’un jeu d’acteurs époustouflant (Mention Spéciale bien évidemment à Kevin Spacey), le twist final demeurera dans les annales du cinéma moderne. C’est véritablement une œuvre d’art qui nous est délivrée sur grand écran. Le voir deux fois est le strict minimum pour savourer la plénitude du scénario, de la mise en scène et des retournements de situations. Bravo.

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Reservoir Dogs.

via Bienvenue dans la Caverne du Cinéma.

5/5 – Chef d’oeuvre.
Premier long métrage de Quentin Tarantino, Reservoir Dogs laisse déjà entrevoir tous les prémices de ce qui va devenir un des plus grands réalisateurs de notre génération. Bien que le scénario tienne sur un Post-it, la flamboyance de la réalisation, les dialogues savoureux, notamment lors de la scène d’introduction du film, font de celui-ci un véritable chef d’œuvre.
La violence omniprésente est aussi une marque de fabrique de ce génie du grand écran mais comme il en sera par la suite, elle est tellement outrancière qu’elle fait partie intégrante de la composition. C’est avec grand plaisir que j’ai revu ce grand moment de cinéma et je conseille à tous ceux qui ne l’ont pas encore fait de se jeter dessus.

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The Last Jedi.

via Bienvenue dans la Caverne du Cinéma.

4.5 – Excellent
Fan de la première heure de Star Wars, j’ai été surpris mais aucunement déçu par ce nouvel opus. Le déferlement de passion qu’engendre cette saga mythique est à la mesure de la déception de certains. Mais il faut savoir raison garder, ce film tient en grande partie toutes ses promesses. Un émerveillement visuel rarement atteint, un rythme effréné qui nous prend à la gorge du début à la fin. J’ai ressenti un profond plaisir à retrouver les protagonistes principaux de la nouvelle génération, notamment Adam Driver, dont la prestation donne un tout autre charisme à son personnage. En ce qui concerne Mark Hamill, son rôle de Jedi tourmenté, en proie à une totale remise en question de LA FORCE me paraît complètement cohérente avec ce que nous laissait sous-entendre « Le Réveil de la Force ». Les touches d’humour et les petits clins d’oeil à la trilogie originelle sont tout à fait à propos. Bien sur, ce long métrage n’est pas exempt de tout reproche mais qui peut se targuer de l’être. En bref, un excellent moment de cinéma que je recommande à tous.

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