Morse.

via Bienvenue dans la Caverne du Cinéma.

4,5/5 – Excellent.

Encore une histoire de vampires me direz-vous?
Et bien non pas du tout, on est loin des standards hollywoodiens à grand coup d’effets spéciaux en veux-tu en voilà jusqu’à l’écœurement pour rassasier le spectateur de sa soif de sang.
Morse, plus qu’un film d’épouvante, est une œuvre empreinte d’une douce et cruelle paradoxale mélancolie qui vous transportera au tréfonds de l’âme humaine dans le destin croisé de deux adolescents dont la place n’est pas ou plus dans ce Stockholm déshumanisé, baignant dans une atmosphère désespérante sans limite. Ici, le monstre n’est pas celui que l’on peut croire mais plutôt cette ville morte et sa population désabusée qui n’offrent plus une once d’espoir.
La rédemption, l’Amour avec un grand A, se vit dans la relation de ces deux êtres qui n’ont d’autres choix que de se soutenir mutuellement pour survivre au fardeau que la vie leur a imposé.
Ce long-métrage est d’une pudeur infinie qui malgré quelques scènes difficiles ne pourra vous laisser insensible.

Morse

Publicités

American Horror Story Saison 3 – Coven.

via Bienvenue dans la Caverne du Cinéma.

3,5/5 – Bien.

Cette critique concerne uniquement la Saison 3 – Coven.
Une assemblée de femmes, digne (ou pas) héritières des sorcières Salem, tente de survivre à notre époque aux attaques diverses dont elle fait l’objet que cela soit face à leurs rivales (Les sorcières noires Vaudou ou encore les chasseurs qui malgré les siècles passés n’ont cessé de poursuivre leur traque). Mais peut-être le mal le plus dangereux vient-il de leurs propres rangs au travers de « La Suprême »? (incarnée magistralement par Jessica Lange).
Dans cette Saison 3, se posent moultes questions existentielles qui vont de la convoitise, le poids des préjugés, le pouvoir jusqu’au regard que l’on peut porter sur la décrépitude et la mort.
Malgré de nombreuses séquences « gore », on ne peut pas dire que cette saison fasse particulièrement peur. Au contraire, certaines situations tendent plutôt vers le burlesque et la comédie, ce qui au final est un mal pour un bien car cela apporte un peu de légèreté dans ce monde de brutes. Mais attention, ce n’est pas une comédie romantique non plus (sourires).
En résumé, une petite saison qui se laisse regarder avec plaisir mais bien moins effrayante que les deux précédentes.

rtaImage

Ghostland.

via Bienvenue dans la Caverne du Cinéma.

3/5 – Pas Mal.

Alors oui Ghostland bénéficie d’une mise en scène soignée jusqu’à la perfection, oui Mylène Farmer dont je doutais de la performance en tant qu’actrice est impressionnante de sobriété et de justesse (bien qu’elle donne par ailleurs de sa personne dans des scènes difficilement soutenables pour les âmes sensibles), oui les jeunes femmes sont très convaincantes dans leur rôle de victimes expiatoires de leurs bourreaux pervers et sadiques, oui ce long-métrage nous aspire dans une ambiance oppressante et malsaine, menée tambour battant du début à la fin. Pourquoi ma note est-elle si basse après tant d’éloges pour un film de genre horrifique? Tout simplement parce que je ne perçois pas le message qu’à voulu nous faire passer le réalisateur (Pascal Laugier). Ce déferlement d’atrocités, de violence m’a laissé le goût amer d’être le simple spectateur de séquences abominables ne laissant aucune place à la réflexion. Une sorte de voyage dans l’horreur qui exalte nos plus bas instincts. Au bout du compte, je n’attendais qu’une seule chose, que le film se termine, non par ennui mais pour mettre fin à ce calvaire insoutenable que subissait ces deux adolescentes. Ghostland est profondément dérangeant, choquant, éreintant mais sans aucune portée cinématographique. Dommage…

maxresdefault

 

 

L’Exorciste – Saison 1.

via Bienvenue dans la Caverne du Cinéma.

5/5 – Chef-d’œuvre.

Quelle surprise ! je n’en reviens toujours pas, enfin une série à la hauteur du film culte de 1973. Les acteurs sont tout bonnement excellents que cela soit les deux exorcistes incarnés par Alfonso Herrera et Ben Daniels ou encore la mère de famille et la jeune fille possédée, interprétées successivement par la magnifique Geena Davis et Hannah Kasulka. L’évolution de la relation entre les prêtres face au démon mais aussi face à l’institution ecclésiastique (rongée comme un fruit pourri) auxquels ils ont à faire face est particulièrement intéressante. Je ne m’étendrai pas sur la trame de l’histoire, à l’exception d’un point, à savoir que celle-ci se déroule au moment où le pape doit faire une visite officielle dans la ville où prend place l’action (Chicago). Je préfère laisser le téléspectateur le plaisir de découvrir les tenants et les aboutissants par lui-même mais sachez simplement qu’une révélation durant un épisode nous permet d’établir un lien entre le film et la série. Quel twist magistral ! L’ambiance glauque et sordide est parfaitement rendue, les différentes séquences d’exorcisme sont d’excellentes facture notamment du fait de maquillages et d’effets spéciaux à couper le souffle. Le récit vous tiendra en haleine du début à la fin, sans temps mort, au point que l’on en demande toujours plus. Une totale réussite. Bravo !

The-Exorcist-poster-saison-1

Grave Encounters.

via Bienvenue dans la Caverne du Cinéma.

2/5 – Pas Terrible.

Malgré une ambiance anxiogène et oppressante filmée pour l’essentiel en Found footage, Grave Encounters m’a profondément ennuyé. Mon dieu que cela peut paraître long 1h30mn. Comme quoi tout est question de subjectivité. Étonnamment, ce long-métrage aurait pu être bien meilleur si il n’y avait pas eu l’apparition de ces spectres ridicules qui à mon gout ont gâché une grande partie de l’histoire. En dehors de cela, on peut y voir une dénonciation de la télé-réalité qui à coup de mises en scène spectaculaires fait son maximum pour duper le spectateur et abuser de sa crédulité. En résumé, un film trop long, malgré quelques bonnes idées et qui aurait gagné en crédibilité avec plus de sobriété.

gIWvlqOsAM0E6TOHCMP19TmVVLC

 

Sans Un Bruit.

via Bienvenue dans la Caverne du Cinéma.

0,5 – Nul.

Ceux qui qualifient cette daube de film d’horreur n’ont pas dû en voir beaucoup dans leur vie. Au menu: Aucun frisson, des créatures grotesques (un espèce de mix entre Alien et Predator) et un film d’une platitude sans nom.
La première partie de l’histoire qui est consacrée à nous faire découvrir comment survie cette famille rescapée dans un monde post-apocalyptique est d’une longueur insoutenable, la seconde partie où enfin il commence à se passer quelque chose ne tient pas du tout ses promesses. Pas effrayant pour un sou, ce long-métrage est en outre bourré d’incohérences et complètement prévisible. Et que dire du plan final vraiment affligeant…
Allez voir « Conjuring: Les Dossiers Warren » ou encore le mythique « Exorciste » si ce n’est pas déjà fait et là vous aurez une idée de ce qu’est un vrai film du genre.

sans-un-bruit-affiche-de-film-40x60-cm-2018-emily-blunt-john-krasinski

Bornless Ones.

via Bienvenue dans la Caverne du Cinéma.

2/5 – Pas Terrible.

Un pseudo remake D’Evil Dead, le panache en moins. On ne s’approprie pas le talent Sam Raimi d’un coup de baguette magique. Le cadre est toujours le même celui d’une maison perdue au fond des bois, au sein de laquelle les différents personnages vont être confrontés à des démons qui prennent possession de leurs corps. Rien de bien novateur, hormis le fait que ces entités surnaturelles jouent sur le point faible des protagonistes, à savoir qu’ils doivent être blessés pour qu’en échange d’une guérison, ils acceptent de se laisser posséder. Bien que la mise en scène et les effets spéciaux ne soient pas mauvais, le film malgré sa courte durée (1h20mn) traîne en longueur et ne présente aucun suspens.
En résumé, encore une production horrifique plutôt bâclée et ennuyeuse…

Bornless Ones poster

The Jane Doe Identity.

via Bienvenue dans la Caverne du Cinéma.

4,5/5 – Excellent.

The Jane Doe Identity est dans son style totalement déroutant, loin des clichés pour adolescents prépubères en mal de sensations fortes. Doté d’une mise en scène particulièrement soignée ce film vous tiendra en haleine du début à la fin.
 Sans dévoiler le contenu de la première partie, l’autopsie de Jane Doe (c’est le nom donné par les américains pour les personnes de sexe féminin non identifiées) est assez éprouvante, il vaut mieux avoir le cœur bien accroché.
Pour le reste, l’évolution vers les phénomènes paranormaux qui découlent de celle-ci est vraiment très bien amenée et l’atmosphère oppressante du film conjuguée à un suspens tonitruant sont totalement réussis. Cette relecture du mythe des « Sorcières de Salem » n’est pas aussi anodin que cela et le dénouement ainsi que le twist final devraient en faire réfléchir plus d’uns (dont moi) sur la portée des préjugés et des jugements hâtifs. Que ce soit pour le message qu’il véhicule ou perçu comme simple divertissement horrifique, ce long métrage est une jolie perle du cinéma d’horreur qui redonne un peu de souffle au genre. Bravo.

Jane

Annabelle 2 (la Création du Mal)

via Bienvenue dans la Caverne du Cinéma.

3/5 – Pas mal
N’ayant pas assisté à la projection d’Annabelle premier du nom, je me contrefiche de connaître les origines de cette poupée diabolique. En fait, je l’ai uniquement regardé parce que j’avais apprécié la franchise Conjuring, notamment le premier opus et que si mes souvenirs sont bons, celle-ci était présente comme un objet de choix dans la salle où le couple Warren collectionnaient leurs trophées. Cela étant dit, je n’ai pas trouvé ce long métrage désagréable, le coté rétro et le cadre visuel de l’oeuvre étant particulièrement soignés. D’un point de vue purement horrifique, j’avoue qu’étant sorti de la salle de cinéma peu de plans marquants me revinrent à l’esprit, hormis peut-être la scène de la grange (ceux qui ont vu le film savent à quoi je fait allusion). C’est surtout l’ambiance anxiogène et oppressante qui a retenu mon attention. Par ailleurs, Le petit clin d’oeil à la nonne maléfique était plutôt bien trouvé. En bref, un film joliment filmé, ponctué de quelques séquences sympathiques, qui malgré ses incohérences scénaristiques constitue un amusement horrifique plus que correct.

images

Insidious 4 (La Dernière Clé)

via Bienvenue dans la Caverne du Cinéma.

3,5/5 – Bien.
N’ayant pas lu le synopsis avant de me rendre à la projection, quelle ne fut pas ma surprise de comprendre que le scénario du film reposait sur les frêles épaules d’Elise (Linda Shaye), fameuse médium des 2 premiers opus de la franchise. Malgré quelques réticences à l’idée que son personnage devienne la pierre angulaire de ce 4ème volet, je fus rapidement convaincu par le choix judicieux du réalisateur. Cette actrice, révélée sur le tard, fait passer tout un panel d’émotions avec pudeur et justesse que ce soit dans l’empathie qu’elle dégage ou le sentiment de bienveillance qui l’anime. Pour ce qui est d’Insidious 4, même si James Wan n’est plus aux manettes, on retrouve toujours la marque de fabrique de ce génie de l’épouvante (Il est tout de même producteur du film). Mais ce qui était en soit une qualité épatante chez lui, à savoir quand et comment nous faire frisonner, cela peut se révéler également un handicap tant les ficelles des précédents Insidious sont réutilisées de manière grossière par Adam Robitel. Malgré cela, le film tient en partie ses promesses avec son lot de légers frissons, de suspens et avec une histoire qui nous en apprend plus sur les origines d’Elise. Au passage l’entité démoniaque du film est plutôt bien fichue. Au final donc, un bon petit film d’horreur qui sans révolutionner le genre ne manquera pas de vous divertir.

insidious-chapter-4.105869