The Belko Experiment.

via Bienvenue dans la Caverne du Cinéma.

0,5/5 – Nul.

Sous couvert de nous proposer une étude psycho-comportementale de l’être humain, le réalisateur de ce désastre cinématographique nous gratifie d’un film ennuyeux, prévisible et pédant. Le film se résume à un choix: « Tuer ou être Tué » selon les décisions que les personnages de ce navet décident de prendre. Tout cela s’articule autour d’une expérience menée par on ne sait qui. Des forces extraterrestres peut-être (non je plaisante), en tous les cas une sorte de puissance para-gouvernementale qui utiliserait les hommes et femmes de l’entreprise Belko comme rats de laboratoire. Un espèce de complot à l’échelle planétaire dont nous et nos semblables serions les victimes. Grotesque… En outre, dès le départ, avant même que ne commence ce « jeu » macabre, on a déjà compris qui sont les méchants et les gentils. Pas besoin de sortir de science-po ou de nous pondre une daube pareille pour comprendre ça. Le film est plutôt violent, il fallait bien cela pour compenser le manque d’imagination et même ces séquences d’actions se sont révélées bien barbantes à mon goût. Un film à éviter. Et au fait, « à la fin il ne peut en rester qu’un » dixit Highlander. Voyez le film et dès les premières minutes vous devinerez qui c’est…

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Paranoïa.

via Bienvenue dans la Caverne du Cinéma..

4/5 – Très Bien.

Paranoïa est un film qui m’a laissé un goût mitigé. Une œuvre à la fois maitrisée mais qui n’en reste pas moins inaboutie sur le plan scénaristique. Dans le synopsis est annoncé que Sawyer Valentini : « se demande si sa peur est fondée ou le fruit de son imagination ». Malheureusement, ce postulat de départ vole en éclat très rapidement et ce qui aurait pu être un thriller psychologique frôlant le Chef-d’œuvre, se révèle juste un bon petit film à suspens qui n’en est pas moins réussi. L’ambiance froide et clinique de cette asile psychiatrique est relativement anxiogène et l’on a de cesse de se demander comment l’héroïne pourra se sortir de cet enfer.
Dommage que le scénario ne soit pas plus poussé ce qui aurait rendu Paranoïa bien plus effrayant.

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Mister Babadook.

via Bienvenue dans la Caverne du Cinéma.

4/5 – Très Bien.

Présenté comme un film d’horreur, Mister Babadook, n’en n’est en fait pas un. Il relève plus du thriller psychologique traité sur fond de huis-clos, mettant en scène la relation pathologique qu’entretienne une mère et son fils depuis la mort du père de famille, décédé des suites d’un accident de voiture alors qu’il emmenait sa femme à l’hôpital pour son accouchement. Bien que le film commence lentement, il s’en dégage progressivement une ambiance anxiogène qui va crescendo au fur et à mesure que l’histoire avance. Ce fameux Mister Babadook dont on ne sait si il existe vraiment ou si il est simplement le symbole des sentiments refoulés des deux protagonistes principaux, reste jusqu’à la fin un mystère. On comprend petit à petit que le jeune Samuel, incarné par un épatant Noah Wiseman, est victime d’un syndrome de culpabilisation aigüe suite à la mort de son père et dont le comportement de la mère qui sombre dans un état psychotique effrayant ne fait qu’accentuer le mal-être profond. En ce qui la concerne, l’interprétation de son personnage aux multiples facettes, allant de la bienveillance la plus complète jusqu’à des crises de délires schizophréniques saisissantes est une réussite. Elle porte en elle un amour inconditionnel pour son fils et dans le même temps elle lui reproche plus ou moins consciemment d’être à l’origine de la perte de son mari. De tout cela découle un long-métrage dont la frontière entre l’étude de la folie et le paranormal est très difficile à déterminer.
A la fois, angoissant, terrifiant, touchant et déstabilisant, Mister Babadook détonne par son originalité et la réalisatrice, Jennifer Kent, aura sans doute l’occasion de refaire parler d’elle.

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Would You Rather.

via Bienvenue dans la Caverne du Cinéma.

4/5 – Très Bien.

Un très bon thriller horrifique auquel je ne m’attendais pas du tout, surtout du fait du peu de médiatisation dont il a fait l’objet. Le pitch est assez simple: Un groupe de huit personnes, triées sur le volet par un milliardaire autant pervers que sadique, accepte de participer à un dîner au cours duquel est organisé un jeu dont ils ne connaissent pas la teneur et qui verra le vainqueur repartir avec le jackpot. Là où l’affaire se corse, c’est que les différents protagonistes seront soumis à faire des choix cornéliens tout au long du repas qui auront des répercussions dramatiques sur eux-mêmes et les autres convives. Le jeu des acteurs est globalement bon, mention spéciale à Brittany Snow que je ne connaissais pas.
La tension et le suspens sont à leur comble tout au long du film, on ne s’ennuie pas une seconde. Les scènes « choc » ne faisant qu’accentuer l’effroi et la compassion que l’on éprouve pour les victimes a priori consentantes de ce spectacle macabre. Bien évidemment ce long-métrage soulève moultes questions sur les notions de choix, de libre arbitre, et même de sacrifice à l’égard de ses semblables. En bref, une vraie réussite qui mérite le détour.

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FUNNY GAMES U.S.

via Bienvenue dans la Caverne du Cinéma.

4,5/5 – Excellent.

Violent, sadique, subversif, provocateur, dérangeant, choquant, brillant, unique, controversé, intelligent, voilà autant de mots que je jette sur le papier pour décrire le flot de réactions que m’a déclenché Funny Games U.S. Il faut dire que Michael Haneke n’y est pas allé de main morte avec ce film. Bien que ce long métrage se déroule dans un cadre réel, ici point d’effets spéciaux à l’horizon, on pourrait y voir une sorte de métaphore sur la longue descente aux enfers d’un couple ordinaire aux prises avec deux véritables anges de la mort que sont Paul (Michae Pitt) et Peter (Brady Corbet). Georges, Anna (incarnée par la fabuleuse Naomi Watts) et leur fils Georgie vont subir une véritable torture physique et psychologique de la part de ces 2 adolescents désaxés. Sans que l’on sache d’où ils viennent et quelles sont leurs motivations, ces derniers vont s’acharner sur cette pauvre famille avec une violence inouï. Vêtus de blanc, couleur de la pureté, ce détail qui n’en est pas un, ne fait que renforcer l’incompréhension totale dont nous sommes les spectateurs, devant tant de perversité et de sadisme dont sont capables ces deux sombres individus. La noirceur de l’âme contrastant complètement avec la luminosité de leurs vêtements. Quant à Naomi Watts et Tim Roth, ils portent tellement bien leur rôle de victimes expiatoires que le choc n’en est que plus brutal. Ici, point de morale ou de message à comprendre, je dirai que Michael Haneke a jeté à l’écran tel un peintre le ferait sur sa toile, toute l’énergie destructrice qui l’animait . Ou alors est ce une sorte de thérapie de choc, soigner le mal par le mal, la violence par la violence… La mise en scène est superbe, les plans les plus durs étant filmés hors-champ ce qui n’enlève rien à l’intensité dramatique, bien au contraire, le jeu d’acteurs et les dialogues sont tout simplement fabuleux. Ce film est un véritable OVNI qui, pour sûr, en divisera plus d’un sur le bien fondé de sa portée cinématographique.

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Love Hunters.

via Bienvenue dans la Caverne du Cinéma.

1/5 – Très mauvais
Pourquoi ai-je donc regarder ce film? La seule réponse cohérente que je trouve est le fait qu’il était classé comme thriller psychologique. En dehors de cela, bien que je rejoigne bon nombre de critiques, sur l’aspect crasse, malsain, glauque de « Love Hunters », j’ai trouvé le jeu d’acteurs pauvre et sans saveur allant même jusqu’à certains passages à me plonger dans un profond ennui. Au delà du fait que John (Stephen Curry) ait le charisme d’une huître, la relation qui s’instaure entre les trois personnages de ce huis clos (le mari, la femme et la jeune fille) est digne de la pire psychologie de bas étage que l’on peut rencontrer au détour d’un coin de bistrot. En outre, les hurlements de Vicky (Ashleigh Cummings) kidnappée par ce couple de « pervers », ne sont pas épouvantables seuleument pour ce qu’elle subit mais aussi et surtout pour la santé auditive du spectateur. C’est peu dire sur la réussite de son interprétation. Et ne parlons pas de la fin aussi grotesque que le reste que je vous laisserai découvrir avec plaisir. Et pitié avant de rajouter le terme psychologique, regardez le film les critiques spécialisées, cela évitera aux spectateurs de perdre de l’argent pour rien…

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Hard Candy.

via Bienvenue dans la Caverne du Cinéma.

4 – Très bien
Déroutant, choquant, malsain, voilà les qualificatifs qui me viennent à l’esprit après être sorti de la salle de ciné. L’histoire met en scène une adolescente de 14 ans qui rencontre sur internet un séduisant trentenaire, photographe de son état.
Rapidement, la jeune fille se rend au domicile de Jeff (Patrick Wilson) et tout laisse alors à penser qu’elle va devenir la nouvelle victime de ce maniaque en apparence bien sous tous rapports. Et c’est là où ce long métrage nous prend totalement à contre pied, car très rapidement, c’est celui que l’on prenait pour le bourreau potentiel que l’on retrouve drogué et ligoté sur une chaise à la merci de sa jeune invitée. Hayley (c’est le prénom de l’ado au cœur de ce huis clos), va n’avoir de cesse de torturer psychologiquement et physiquement (La scène particulièrement dure de la castration) cet homme jusqu’à un dénouement assez inattendu pour ma part. Ici, pas de violence visible ou de scènes gores, tout est dans le sous entendu et les dialogues incisifs des 2 protagonistes. Ellen Page (actrice que je viens de découvrir) fait preuve d’une maturité et d’un sang froid dans le raffinement de la dénonciation du thème fondateur et au combien dérangeant surtout à l’époque actuelle, à savoir, celui de la pédophilie. L’angle de vue choisi par le réalisateur, celui de la victime devenant bourreau est à la fois déroutant et inattendu .La condamnation d’un système où tout est régi par Internet, notamment dans les rapports humains fait aussi beaucoup réfléchir. Comme je l’ai déjà signifié, bien qu’il n’y ait pas de plans choquants visuellement, le fond et la forme du récit aussi intéressant soit-il justifient amplement une interdiction aux moins de 16 ans.

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Get Out.

via Bienvenue dans la Caverne du Cinéma.

1.5 – Mauvais
Sous prétexte de dénoncer une Amérique bourgeoise, mondaine et bien pensante, emplie de clichés réducteurs à l’égard de la communauté noire, Jordan Peele nous entraîne dans un thriller antiraciste pompeux au scénario tiré par les cheveux. Les 3/4 du film particulièrement long et ennuyeux débouchent sur un final grand-guignolesque et sans aucune surprise. Le sujet de fond aurait pu être intéressant si le réalisateur ne s’était pas attaché à lui donner une forme qui le dépasse. Pour ma part, c’est une réelle déception après tous les retours positifs que j’avais lu ou entendu.

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Split

via Bienvenue dans la Caverne du Cinéma.

2/5 – Pas terrible.
Ce film me laisse perplexe avec un arrière goût d’inachevé. Partagé entre la performance de l’acteur principal capable de jouer plusieurs personnalités dans le rôle de son personnage psychopathe et la platitude de la mise en scène et du scénario. Mention spéciale cependant à la jeune Casey (Anya Taylor‑Joy) qui délivre également une prestation de qualité dans la peau d’une adolescente tourmentée qui fait face avec courage et lucidité à la situation extrême dans laquelle elle se trouve. Pour le reste, pas grand chose à se mettre sous la dent, Split, en dehors du twist final qui peut donner matière à réflexion, m’a paru d’une longueur interminable, vide de sens et que dire de la 24ème personnalité de Kevin frisant le ridicule et pas crédible pour un sou. Un thriller à voir à la rigueur une fois.

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I Spit On Your Grave (2010)

via Bienvenue dans la Caverne de l’épouvante.

4/5 – Bien.
Pour commencer, j’espère que ce film a été classifié comme (interdit au moins de 18 ans) lors de sa sortie en salle.
Je me suis laissé tenter au vue des retours positifs dans la presse mais après l’avoir visionné, je ne saurai me faire une opinion définitive.
Durant la première partie du film, on assiste à une scène dont la longueur n’a d’égale que la cruauté des atrocités que subit l’héroïne.
Ayant pu échapper miraculeusement à ses tortionnaires, elle mettra tout en œuvre pour les punir un à un avec un raffinement dans le sadisme et la sauvagerie, proportionnel à ce que lui ont infligé ses bourreaux.
Comme vous l’aurez compris ce film est d’une brutalité extrême auquel se combinent des séquences barbares et gores d’une rare intensité. D’un point de vue intrinsèque, la réalisation, la mise en scène et le déroulement de l’histoire sont réussis. C’est un film d’horreur mais pas dans le sens où on l’entend généralement. Ici, il s’agit plus d’horreur humaine à l’état brut du moins durant la première moitié du film qui parait d’un réalisme saisissant. La seconde moitié, consacrée à la vengeance de la jeune femme, est bien plus conventionnelle bien que les séquences « chocs abondent en tout genre. Je ne sais que penser du thème fondamental qu’à voulu aborder le réalisateur.
Peut-être celui de la place de la femme dans la société de consommation actuelle, où elle se cantonne dans l’imagerie collective à un bien dont chacun disposerait à sa guise. Pour pousser l’absurdité de ma réflexion plus loin, on pourrait y voir même un film féministe puisque l’argument de la révolte et de la vengeance est également une clé de voute de cette réalisation.
Un film à ne pas mettre en toutes les mains et surtout les plus sensibles.
 Je ne mets pas de BA volontairement car je trouve ce film trop dérangeant,
ceux qui voudront s’en faire une idée, la trouveront facilement sur le net.
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